Après les incendies et les tempêtes, les parasites

Près de 115 000 hectares ont brûlé en 2026 en France. Mais les conséquences d’un incendie ne s’arrêtent pas une fois le feu éteint.

Toute perturbation fragilise le bois, ce qui attire les insectes colonisateurs et fait peser un risque de propagation aux arbres encore vivants. Ceux qui ont survécu peuvent d’ailleurs devenir à leur tour des foyers secondaires pour les ravageurs.20minutes.fr/…/4236674-20260728-incendies-terrains-foot-vatican-115-000-hectares-brules-correspond-quoi-comme-surface

Les conifères affaiblis par le feu et par la destruction de leur environnement protecteur (litière, partenaires symbiotiques…) deviennent par exemple des proies faciles pour les scolytes, à l’instar du sténographe ou du Monochamus qui est un des vecteurs officiels du nématode du pin.

Pourquoi le nématode du pin inquiète-t-il les forestiers ?

Les pins fragilisés constituent notamment une ressource idéale pour le nématode du pin, récemment détecté en France.

Le ver microscopique Bursaphelenchus xylophilus, quant à lui, bloque la circulation de la sève et peut ainsi provoquer la mort rapide des résineux.

Les pins sont les principaux concernés, mais d’autres essences comme les sapins, cèdres, mélèzes, peuvent également être touchées.

Les conifères ont justement représenté une part non négligeable des 98 000 hectares brûlés cet été en France, notamment en Gironde.

Plusieurs millions de tonnes de bois ont dû et doivent être coupées et évacuées, pour des raisons de sécurité, mais aussi afin d’éviter une prolifération de ravageurs.

L’exemple croate d’infestation par le scolyte Orthotomicus erosus

Une étude publiée en 2026 a suivi la réaction de l’écosystème après une importante tempête ayant couché des pins d’Alep, dans le parc forestier de Marjan, en Croatie, en juillet 2025.

Environ 2 000 m³ de bois endommagé sont restés dans la forêt jusqu’en février 2026, permettant ainsi d’évaluer la dynamique de colonisation et le développement de l’infestation.

En moins de deux semaines, l’insecte Orthotomicus erosus avait commencé à coloniser les troncs. En décembre, 94 % des grumes examinées étaient infestées.

Les pièges à phéromones ont capturé un total de 131 588 adultes, dont plus de 88 % au printemps 2026.

L’apparition d’arbres sur pied nouvellement infestés en avril 2026 a confirmé la rapidité de l’expansion de la population, des débris végétaux aux hôtes vivants.

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