Zoonoses : la destruction des écosystèmes, principal moteur des épidémies de demain

Une étude menée par l’Université de Stirling met en évidence le lien direct entre les changements d’usage des terres et l’augmentation du risque de transmission de maladies zoonotiques/vectorielles (qui passent de l’animal à l’humain).

Certaines activités humaines accentuent la propagation de maladies

Les chercheurs montrent que des activités humaines telles que la déforestation, l’agriculture intensive, l’urbanisation rapide et la fragmentation des habitats favorisent la propagation de maladies comme le/la Covid-19 ou le paludisme, notamment celles transmises par les moustiques, les rongeurs et les chauves-souris.

En cause : la levée des barrières écologiques naturelles

En effet, ces transformations environnementales rapprochent les populations humaines de la faune sauvage. Cela perturbe donc les barrières écologiques naturelles qui limitaient auparavant la transmission des pathogènes.

La restauration écologique réduirait les risques sanitaires

L’étude souligne que certaines actions de restauration et de préservation écologiques peuvent réduire les risques sanitaires. La protection des zones humides et la conservation des habitats naturels seraient ainsi associées à une diminution des maladies transmises par les moustiques.

Toutefois, certaines initiatives, comme la reforestation, peuvent temporairement augmenter les risques durant les premières phases de régénération, notamment pour les maladies transmises par les tiques ou les moustiques.

Les chercheurs pointent aussi un déséquilibre important dans les données scientifiques disponibles : la majorité des études ont été menées dans des pays riches, alors que les régions les plus exposées (Afrique, Asie du Sud-Est, Amérique latine) restent sous-étudiées.

Bouton retour en haut de la page