Le 15 mai dernier, l’Institut Pasteur a séquencé la souche de l’hantavirus détectée dans le sang d’une passagère française du navire de croisière MV Hondius. Analyse des résultats.
Séquençage de l’hantavirus du MV Hondius
Le 6 mai dernier, les autorités sanitaires sud-africaines ont réalisé un séquençage viral et ont identifié une souche de type Andes.
Le 15 mai, l’Institut Pasteur a effectué à son tour un séquençage de la souche de l’hantavirus, détectée dans un prélèvement sanguin de la passagère française testée positive.
Les analyses génomiques de l’Institut Pasteur (menées par le CNR Hantavirus et la CIBU) confirment alors que le virus est une souche classique du virus Andes, originaire du sud de l’Amérique latine et déjà répertoriée (notamment chez les rongeurs).
La séquence virale analysée par l’Institut Pasteur est identique à celles des autres cas positifs identifiés à bord du navire. Plus largement, “les séquences des patients du bateau [MV Hondius] présentent une identité nucléotidique proche à 97 % de certaines souches du virus Andes circulant en Amérique du Sud, notamment identifiées chez les rongeurs”, écrivions-nous dans les Échos de la Recherche du numéro 145 du magazine N&Pi. Les 3 % de différence observés relèvent uniquement de variations naturelles et habituelles du virus.
Une zoonose principalement transmise par inhalation d’aérosols
La transmission se fait essentiellement par fines particules dans l’air, contaminées par les excrétions (urine, fèces) ou la salive de rongeurs sauvages infectés.
Concernant le virus Andes particulièrement, une transmission entre humains est possible en cas de proximité importante (vie dans des espaces confinés, rapports sexuels) ou avec du personnel soignant, principalement durant la phase initiale des symptômes.
“La prévention dépend en grande partie de la réduction des contacts entre les personnes et les rongeurs infectés”, dixit l’OMS.